L’essaimage est le mode de multiplication naturel des abeilles. Cet instinct se manifeste généralement avec la floraison du merisier et se poursuit jusqu’à la miellée de tilleul. Les essaims qui s’envolent ont peu de chances de survivre à long terme dans la nature en Suisse et peuvent transmettre des maladies. Chaque apiculteur.trice doit également se poser la question suivante : « Est-ce que je veux et suis-je capable d’empêcher, d’exploiter ou de laisser libre cours à la fièvre d’essaimage ? ». Le nouvel aide-mémoire 4.7.5. contient de nombreux conseils utiles concernant la fièvre d’essaimage. Voici quelques points essentiels.
Des mesures préventives limitent la fièvre d’essaimage, principalement :
- Adapter en permanence le volume du nid à couvain à la taille de la colonie (aide-mémoire 4.12. Gestion dynamique des colonies)
- Laisser bâtir les cadres à mâles (aide-mémoire 1.4.1.)
- Prélever des abeilles ou des cadres de couvain pour créer des jeunes colonies (aide-mémoire 1.4.)
- Poser la hausse à miel au bon moment
Si, lors des contrôles réguliers, on constate que des larves sont élevées dans les cellules d’essaimage, seules des mesures apicoles immédiates permettent généralement d’empêcher l’essaimage. Ces mesures peuvent être mises en œuvre avec ou sans formation de jeunes colonies. Dans le premier cas, on tire profit de la fièvre d’essaimage d’une colonie pour former une ou plusieurs jeunes nouvelles colonies. Pour cela, on peut par exemple produire un essaim artificiel avec reine (aide-mémoire 1.4.3.), un nucléus de mi-journée (aide-mémoire 1.4.5.) ou procéder à la division d’une colonie en fièvre d’essaimage (aide-mémoire 1.4.7.). Sont considérées comme des mesures ne nécessitant pas la formation de jeunes colonies le retrait des cellules royales (toutes les cellules tous les 7 à 9 jours) ou le fait d’orpheliner une colonie (détruire toutes les cellules de sauveté, à l’exception d’une seule, 9 jours après le retrait de la reine).